# Editions-Aptitudes

Petite maison d'édition & de rewriting belge et indépendante

- Site: https://editions-aptitudes.com/

## Qui a élevé les pilleurs ? Et qui élèvera les autres ?

- Link: https://editions-aptitudes.com/qui-a-eleve-les-pilleurs-et-qui-elevera-les-autres/
- Published: 2026-10-23T13:53:35+02:00
- Author: Serge Dielens

Avant de lire, il faut …rire ⌊😉⌉

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261023-casseurs-
map.jpg?resize=300%2C300&ssl=1)

_Après les pillages, on demande « qui a élevé ces jeunes ? ». La question est légitime,
mais mal posée. _

_Regard d’un prof et d’un père qui a vu passer dix mille élèves, sans excuse ni 
bouc émissaire._

 

Après chaque nuit de vitrines brisées, deux récits s’affrontent. L’un dit : misère,
relégation, colère légitime. L’autre répond : laxisme, parents démissionnaires, 
impunité. Chacun prend un morceau du réel et le fait passer pour le tout.

D’où je parle. J’ai enseigné quarante-deux ans dans le secondaire, dans une école
à discrimination positive de Schaerbeek. J’ai ensuite donné cours, plus de dix ans,
en haute école et à l’université. Au total, quelque dix mille élèves et étudiants,
de 12 à 25 ans, de toutes origines et de tous milieux. Certains me liront peut-être
ici. Ils reconnaîtront sans doute leur classe. Je suis aussi père de plusieurs enfants,
aujourd’hui adultes. Je sais donc ce qu’est un « non » qu’on n’a plus la force de
dire le soir.

Une précaution d’abord. Les casseurs ne sont pas « les jeunes ». Ils en sont une
fraction minuscule, bruyante, filmée. Dans mes classes, je n’en ai croisé qu’une
poignée. J’y ai surtout croisé des milliers d’adolescents qui travaillaient, doutaient
et se taisaient.

 1. ** Le pilleur n’est pas un révolté**

Le pilleur ne vole pas du pain. Il vole des Nike, des téléphones, des vêtements 
de marque. Le psychiatre Patrick Hourdé, longtemps expert auprès des tribunaux, 
le dit sans détour : « Plus on est défavorisé, plus on veut les dernières Nike. »
Le pillage n’est donc pas une révolte contre la société de consommation. C’est une
adhésion à ses règles, par un raccourci.

Un sociologue l’avait compris il y a près d’un siècle. Robert K. Merton (1910-2003),
figure majeure de la sociologie américaine, est aussi l’homme à qui l’on doit les
expressions « prophétie autoréalisatrice » et « modèle de rôle ». En 1938, il observe
qu’une société qui propose à tous les mêmes buts (réussir, posséder, paraître) sans
donner à tous les moyens d’y parvenir fabrique de la déviance. Celui qui garde le
but et vole le moyen, Merton l’appelle, avec une ironie involontaire, l’« innovateur».
Celui qui renonce à la fois au but et au moyen, il l’appelle le « retraité » : c’est
notre jeune désœuvré.

Reste la foule. Hourdé note que 80 % de ces gamins, seuls, « font profil bas ». 
En bande, c’est la surenchère : une chaise, un scooter, un briquet tendu. Les réseaux
ajoutent une scène. On ne casse plus seulement pour prendre ; on casse pour être
vu en train de prendre.

Mais la plupart des jeunes exposés aux mêmes publicités et aux mêmes quartiers ne
pillent pas. Je l’ai vérifié chaque année à Schaerbeek. La pauvreté explique un 
terrain, jamais un passage à l’acte. Entre les deux, il y a un tri, et ce tri, c’est
l’éducation qui l’opère.

 1. ** Famille et école : l’alliance rompue**

On accuse volontiers la famille monoparentale. C’est commode, et en partie faux.
Un seul salaire, une mère qui rentre tard : ce sont des conditions difficiles, pas
un destin. J’ai vu des enfants élevés ainsi devenir des adultes solides, et d’autres,
choyés par deux parents, s’égarer.

Le psychanalyste Ruben Rabinovitch va plus loin : le problème n’est pas toujours
l’absence du père, mais parfois sa présence. Un père « grand frère caïd », qui vole
un jouet sous les yeux de son fils pour le lui offrir, enseigne une règle claire:
on est complice ou victime. L’éducation n’a pas disparu. Elle a transmis autre chose.
Entre ces deux extrêmes, la zone grise est la plus répandue : des parents épuisés,
chez qui l’interdit n’est pas refusé par principe, mais abandonné par fatigue.

Dans les milieux aisés, la question fâche davantage. L’éducation dite bienveillante,
Montessori et ses cousines n’ont pas produit que des enfants épanouis. Certains 
confondent leur désir avec un droit. L’échec n’est pas celui de la bienveillance,
mais de sa caricature : l’écoute sans limite, l’enfant-roi traité en client.

C’est ici qu’intervient Diana Baumrind (1927-2018). Psychologue du développement
à l’université de Berkeley, elle a observé des centaines de familles à partir des
années 1960. Elle distingue le parent _autoritaire_ (exigeant mais froid), le parent
_permissif_ (chaleureux mais sans exigence) et le parent _autoritatif_ : chaleureux
et exigeant. D’autres chercheurs ont ajouté un quatrième style, _négligent_ : ni
chaleur, ni exigence. Soixante ans d’études confirment son intuition : c’est le 
style autoritatif qui protège le mieux. Ni la nostalgie des années 1960 ni le culte
de l’enfant libre n’ont raison seuls.

Reste l’alliance avec l’école. Quand j’ai commencé, un élève grondé en classe l’était
souvent une seconde fois à la maison. J’ai fini ma carrière dans un monde où certains
parents prennent d’abord le parti de l’enfant contre le prof. Chez nous, ce n’est
pas d’abord une affaire de salaire. En 2024-2025, un prof du secondaire supérieur
débute en Fédération Wallonie-Bruxelles à environ 45 900 euros bruts par an, contre
34 900 en France, et deux tiers des enseignants du secondaire inférieur se disent
satisfaits de leur rémunération. Le malaise est ailleurs : un enseignant francophone
sur sept n’a pas le titre requis, et 11,6 % ont quitté leur poste en un an. On ne
peut pas demander à l’école de restaurer l’autorité quand elle peine déjà à garder
ses profs.

**III. Deux jeunesses, une même impatience**

La fracture qui traverse la jeunesse n’est plus seulement celle du diplôme. C’est
celle de l’héritage. J’ai enseigné aux deux côtés de cette ligne : à Schaerbeek,
puis dans des auditoires où l’avenir matériel de certains est déjà écrit dans le
patrimoine de leurs parents.

D’un côté, les _héritiers_. Ils savent que le filet existe. Leur risque n’est pas
la misère, mais la tiédeur : l’ambition se dissout quand l’échec ne coûte rien. 
Ils maîtrisent aussi très bien les outils. Selon une enquête récente, 92 % des étudiants
utilisent l’IA pour leurs travaux, et 14 % y glissent des fautes volontaires pour
paraître humains. L’habileté progresse plus vite que l’effort.

De l’autre, les _éblouis_. Sur leurs écrans défilent les montres des influenceurs,
les promesses de la crypto, les réussites éclair. La technologie leur dit que tout
est accessible tout de suite ; le marché du travail leur répond que rien ne l’est
vraiment. Certains comblent ce vide par la patience, d’autres par le ressentiment,
une infime minorité par des pavés.

Ce qui les réunit est plus troublant que ce qui les sépare : la même difficulté 
à attendre. Quand on veut tout, tout de suite, observe Hourdé, il n’y a plus de 
désir, donc plus de satisfaction. L’héritier s’ennuie dans l’abondance ; l’ébloui
s’épuise dans le manque.

Et l’héritage n’est plus ce qu’il était. En France, observe la notaire Barbara Thomas-
David, on hérite aujourd’hui vers 60 ans, quand cet argent ne sert plus à démarrer
une vie. Et le coût de la dépendance peut faire fondre le patrimoine avant même 
la succession. Pendant ce temps, nos grands enfants cherchent à se loger, à Bruxelles
comme ailleurs.

 1. ** Ce que chacun peut emporter**

Toi, le jeune qui ne voit pas d’avenir

 * Ta colère se comprend. Elle n’est pas un plan. Le système qui t’éblouit est celui
   qui t’exclut. Le piller, c’est lui donner raison deux fois.
 * Un casier à 17 ans pèse plus lourd qu’une paire de baskets. Il ferme des métiers,
   des concours, des études.
 * Choisis ta bande comme on choisit un métier. Seul, tu fais profil bas ; en groupe,
   tu vas trop loin. Et cherche un adulte, un seul : un coach, un éducateur, un 
   patron d’apprentissage. J’ai vu tant de trajectoires se redresser grâce à une
   seule rencontre.

Toi, l’étudiant « bien né »

 * Ton filet de sécurité n’est ni un mérite ni une faute. C’est une responsabilité.
 * Faire écrire l’IA à ta place n’est pas apprendre. Le jour où le filet lâche, 
   seul ce que tu sais vraiment reste.
 * Choisis une difficulté. Un projet où l’échec coûte quelque chose. Et si tes parents
   t’aident, reçois ce coup de pouce comme un élan, pas comme un dû : il récompense
   des efforts qui ne sont pas les tiens. À toi d’y ajouter les tiens.

Nous, les parents qui pouvons donner

Je parle ici à la première personne, et je l’assume. J’aide mes enfants à acquérir
leur premier logement : mon fils à Bruxelles, ma fille à Londres. J’en suis convaincu,
et j’en suis fier. Peu de joies valent celle d’un père qui peut donner un coup de
pouce de plus à ses enfants.

Le contraste avec les vitrines brisées de Schaerbeek, je ne le cache pas. Il démontre
simplement ce que sont les trajectoires sociales. Mes parents venaient de familles
pauvres. Ils se sont extraits de la pénurie à force d’efforts, d’engagements et 
de frictions, et la réussite de leur fils les a emplis de joie et de fierté. Une
sœur de ma mère vivait et travaillait à Schaerbeek. Elle aussi a gravi l’échelle,
et sa fille est devenue enseignante. Schaerbeek n’est pas une impasse : c’est un
point de départ. Ce que je transmets aujourd’hui, c’est aussi leur ascension. Nous
connaissons tous, à l’inverse, des familles où la précarité se transmet de père 
en fils. Ceux qui ont tracé leur route autrement n’ont pas à s’en excuser.

 * Donner de son vivant, c’est donner quand ça compte. Un héritage reçu à 60 ans
   paie une retraite. Un apport reçu à 30 ans ouvre une vie : un toit, une famille,
   une liberté de choix. Ma fille a vécu dix ans en colocation à Londres. Mon coup
   de pouce ne lui offre pas un placement : il lui permet enfin d’être chez elle,
   propriétaire et non plus colocataire.
 * C’est aussi rattraper un peu de temps. J’ai beaucoup travaillé, souvent sur plusieurs
   fronts à la fois, et mes enfants n’ont pas toujours eu leur père à table le soir.
   L’argent ne rachète pas ces heures. Il dit autrement ce que je n’ai pas toujours
   pris le temps de dire. On me reprochera peut-être d’acheter mon absence. Je ne
   me pose en exemple pour personne : chaque parent fait ce qu’il peut, avec ce 
   qu’il a, pour que ses enfants soient bien éduqués et heureux. Celui qui fait 
   mieux, qu’il le montre. Le débat est clos.
 * Donner n’empêche pas d’être prudent. La première personne à protéger, rappellent
   les notaires, c’est le donateur. On garde de quoi faire face à une éventuelle
   dépendance, et on se fait conseiller : les règles belges et britanniques ne se
   ressemblent pas.
 * Donner avec un récit. Un apport pour un toit, plutôt qu’un chèque sans destination.
   Et l’histoire de cet argent : comment il a été gagné, au prix de quels renoncements.
   C’est ainsi qu’on transmet, avec l’argent, le goût de l’effort.
 * À ceux qui hésitent encore : parlez-en tant que vous le pouvez, avec vos enfants
   et avec un notaire. Les successions les plus douloureuses sont celles où l’on
   découvre tout à la fin.

 1. ** Comment éduquer aujourd’hui ?**

Aucune instance ne peut plus éduquer seule. Hier, la famille, l’école, la paroisse
et le quartier disaient à peu près la même chose. Aujourd’hui, ils se contredisent,
et un cinquième acteur parle plus fort qu’eux tous : l’écran.

 * Les parents n’ont pas à choisir entre l’autorité d’hier et la bienveillance d’aujourd’hui.
   Ils doivent tenir les deux. Un « non » expliqué reste un « non ».
 * L’école ne transmettra le respect que si l’on respecte ceux qui y enseignent.
 * Les pairs sont le premier pouvoir éducatif à l’adolescence. Un ado a besoin d’une
   bande ; la question est laquelle : un club, une troupe, un atelier.
 * Les réseaux vendent de l’immédiat. Éduquer à l’écran, c’est d’abord éduquer à
   l’attente.
 * La flemme est rarement un vice. C’est souvent un manque de sens, ou une abondance
   qui ôte toute raison de faire effort.

Reste l’ikigai, mot magique des coachs. L’idée japonaise est modeste : une raison
de se lever le matin. Le célèbre schéma à quatre cercles est, lui, une invention
occidentale récente. Il a au moins un mérite : rappeler que l’accomplissement de
soi passe par l’utilité aux autres. C’est ce qui manque au pilleur comme à l’héritier
désœuvré.

_Illu extraite de l’essai de Serge Dielens « C’était mieux demain » @ [https://www.editions-aptitudes.com/boutique](https://www.editions-aptitudes.com/boutique)
cfr le Donut de Kate Raworth (*) et l’Ikigaï japonais (**)_

 

**En guise de conclusion**

Qui a élevé les pilleurs ? Un peu tout le monde, donc personne en particulier : 
des parents épuisés, une école déclassée, une justice lente, une économie qui promet
plus qu’elle ne donne, des écrans qui vendent l’instant. Et, chez les plus aisés,
une bienveillance qui a parfois oublié de dire non.

La vraie question est ailleurs : qui élèvera les autres, cette majorité silencieuse
qui regarde la scène et en tire ses leçons ? Après dix mille élèves, je n’ai qu’une
certitude. On n’éduque pas avec des sermons, mais avec du temps. Et c’est exactement
ce que notre époque a cessé de donner. Je le dis d’autant plus librement que j’en
ai moi-même manqué.

23 oct. 2026 · #sergedielens #essai #cetaitmieuxdemain #editionsaptitudes #belgique#
manifestation #pilleurs #casseurs #wesh

_PS : Après avoir bien lu, il faut …rire (video Franjo) ⌊😉⌉ _

[https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261023-EMEUTES-ACT-2-Le-retour-des-emeutes-Franjo.mp4](https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261023-EMEUTES-ACT-2-Le-retour-des-emeutes-Franjo.mp4)

**Sources**

 * Patrick Hourdé et Ruben Rabinovitch, « Mais qui a élevé les pilleurs… et comment?»,
   _Atlantico_, octobre 2026.
 * Barbara Thomas-David, « Héritage des boomers : la grande transmission pourrait
   bien se fracasser sur le mur de la grande dépendance », _Atlantico_, 2026.
 * Gérard Longuet et Baptiste Larseneur, « Derrière le malaise des lycéens, celui
   des profs », _Atlantico_, octobre 2026.
 * Gabriel Jaquemet, « Trop lisse ou trop propre », _Le Parisien Étudiant_, 29 septembre
   2026 (étude Nation.fr, 4 202 répondants).
 * [Le salaire des enseignants dans l’Union européenne](https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/le-salaire-des-enseignants-en-europe/),
   Toute l’Europe, d’après Eurydice (salaires statutaires 2024-2025).
 * [One in seven Belgian teachers in French-language system lack full qualification](https://www.brusselstimes.com/2340103/one-in-seven-belgian-teachers-in-french-language-system-lack-full-qualification),
   _The Brussels Times_, 30 septembre 2026, d’après OCDE, _Regards sur l’éducation
   2026_.
 * Robert K. Merton, « Social Structure and Anomie », _American Sociological Review_,
   1938.
 * Diana Baumrind, « Effects of Authoritative Parental Control on Child Behavior»,
   _Child Development_, 1966.
 * Franjo, humoriste français (sur Facebook: [https://fb.watch/Kq-4vHCA2a/](https://fb.watch/Kq-4vHCA2a/))
 * Le dernier essai de Serge Dielens « C’était mieux demain », 2026, @_ [https://www.editions-aptitudes.com/boutique (30](https://www.editions-aptitudes.com/boutique%20(30)
   premières pages gratuitement téléchargeables)_

**************

**Notes :** (*) Le “Donut” de Kate Raworth est un modèle économique visuel qui définit
un espace sûr et juste pour l’humanité, situé entre un plancher social (12 fondements
sociaux) et un plafond écologique (9 limites planétaires), conçu en 2012 et développé
dans son livre _Doughnut Economics_ (2017).

Qu’est‑ce que le modèle du Donut ? Le modèle du Donut (ou Doughnut Economics) propose
une nouvelle manière d’évaluer la prospérité économique :

 * Plancher social : 12 fondements inspirés des Objectifs de Développement Durable(
   alimentation, santé, éducation, équité, logement, énergie, eau, etc.).
 * Plafond écologique : 9 limites planétaires à ne pas dépasser (climat, biodiversité,
   cycles de l’azote et du phosphore, etc.).
 * Zone du Donut : l’espace entre ces deux anneaux, où les besoins humains sont 
   satisfaits sans dépasser les capacités de la planète.

Origine et développement

 * Créé par Kate Raworth, économiste d’Oxford, dans un rapport Oxfam de 2012 _A 
   Safe and Just Space for Humanity_.
 * Développé dans son livre Doughnut Economics: Seven Ways to Think Like a 21st‑
   Century Economist (2017).
 * Le modèle a évolué, avec une version 2025 intégrant de nouveaux indicateurs et
   des données 2000‑2022.

Mise en pratique : Le Donut inspire des politiques publiques et initiatives locales:

 * Amsterdam a adopté ce modèle en 2020 pour orienter sa stratégie de transition
   circulaire vers 2050.
 * Le modèle est utilisé dans des villes, entreprises, écoles et gouvernements à
   travers le monde.

Pourquoi ce modèle est important : Le Donut remet en question la centralité du PIB
et propose une vision économique centrée sur :

 * la satisfaction des besoins essentiels,
 * le respect des limites écologiques,
 * une prospérité compatible avec un monde fini.

Ce modèle constitue aujourd’hui une référence majeure pour repenser l’économie dans
une perspective durable et équitable.

(**) [L’ikigaï est un concept japonais qui signifie littéralement raison d’être ou raison de vivre. Ce terme englobe une quête essentielle, celle de trouver un sens profond à notre existence, un élément clé pour atteindre l’épanouissement personnel. Il s’agit de ce qui nous motive à nous lever chaque matin, nous poussant à vibrer de joie et à être heureux dans notre vie professionnelle comme dans notre vie personnelle. L’ikigaï est souvent représenté comme la convergence de quatre éléments essentiels : ce que vous aimez, ce que vous êtes doué, ce dont le monde a besoin, et ce pour quoi vous pouvez être payé. Trouver son ikigaï, c’est découvrir l’équilibre entre ses passions, sa mission de vie, sa vocation et son métier. Cela invite à la recherche de l’épanouissement et à un moment d’introspection pour identifier ses motivations profondes. Au Japon, l’ikigaï trouve ses racines dans la culture japonaise, où il est profondément intégré dans la philosophie de vie quotidienne. Les Okinawaïens attribuent leur longue vie non seulement à leur régime alimentaire et à leur mode de vie actif, mais aussi à leur ikigaï. Ils ont compris que le fait de redonner du sens à leur travail et de chercher sa voie personnelle sont des éléments clés pour vivre avec optimisme et trouver une raison de se lever le matin. Dans cette culture, l’ikigaï n’est pas seulement une question de réussite professionnelle, mais aussi d’épanouissement personnel. Cela implique de créer une harmonie entre le job qui nous fait vibrer, les relations sociales nourrissantes, et la contribution positive à la communauté](https://fr.wikipedia.org/wiki/Ikigai)

 

[https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261027-cetait_mieux_demain_linkedin_edited.mp4](https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261027-cetait_mieux_demain_linkedin_edited.mp4)

L’article [Qui a élevé les pilleurs ? Et qui élèvera les autres ?](https://editions-aptitudes.com/qui-a-eleve-les-pilleurs-et-qui-elevera-les-autres/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## Nous pensions déléguer des tâches. Nous commençons à déléguer des raisonnements, des choix. Parfois une part de notre intimité.

- Link: https://editions-aptitudes.com/deleguer-taches-facultes/
- Published: 2026-10-19T09:53:37+02:00
- Author: Serge Dielens

Vous lui avez confié vos insomnies.

La lettre de démission que vous n’avez jamais envoyée.

Cette douleur au genou dont vous n’osez pas encore parler à votre médecin.

Vous ne lui avez pas seulement posé des questions.

Vous lui avez raconté des choses.

[https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261027-cetait_mieux_demain_linkedin_edited.mp4](https://editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261027-cetait_mieux_demain_linkedin_edited.mp4)

## **C’est précisément ce qui devrait nous faire réfléchir.**

Le 15 octobre, *404 Media* a publié les résultats de ses tests sur l’écosystème 
publicitaire de ChatGPT, relayés par Sabrina I. Pacifici. Ils montrent comment des
annonceurs peuvent transmettre à OpenAI des adresses e-mail, des numéros de téléphone
ou des identifiants mobiles pour diffuser des publicités ciblées. Le contenu des
conversations peut également intervenir dans ce ciblage.

Le secteur publicitaire n’a pas attendu l’intelligence artificielle pour s’intéresser
à nos comportements. Rien de très neuf, donc, dans la mécanique.

“Ce qui change, c’est la nature de ce que nous lui confions”

Google reçoit une requête. Une IA conversationnelle accueille un récit.

On lui expose un problème professionnel. On lui soumet un doute intime. On cherche
les mots d’une décision que l’on n’ose pas prendre. On revient. On précise. On se
confie davantage.

_**À mesure que la conversation s’installe, la frontière entre l’outil et le confident
devient moins nette**_. L’interface est accueillante. La réponse est immédiate. 
La machine ne juge pas, ou du moins en donne-t-elle l’impression.

Nous finissons par lui parler comme si la conversation n’avait d’autre destinataire
que nous-mêmes.

Mais une conversation peut être un service rendu. Elle peut aussi devenir une ressource
à exploiter.

Voilà le déplacement qui m’intéresse.

_Nous pensions déléguer des tâches. Nous commençons à déléguer des raisonnements,
des choix, parfois une part de notre intimité._

Et nous découvrons, après coup, que déléguer une fonction ne signifie pas nécessairement
en maîtriser les conséquences.

[⌊Nous pensions déléguer des tâches. Nous commençons à déléguer des raisonnements,
des choix, parfois une part de notre intimité.⌉⌊Nous pensions déléguer des tâches.
Nous commençons à déléguer des raisonnements, des choix, parfois une part de notre
intimité.⌉[

Nous pensions déléguer des tâches. Nous commençons à déléguer des raisonnements,
des choix, parfois une part de notre intimité.

Zach Edwards, cofondateur de DecryptAds, résume le mécanisme par une image connue:
celle de la grenouille que l’on ferait cuire à petit feu.

J’ai une certaine tendresse pour cette grenouille. Elle n’est ni naïve ni stupide.
Elle est simplement bien installée. L’eau est tiède. L’interface est aimable. La
réponse arrive en trois secondes.

## Pourquoi sortir du bain ?

C’est une question que je pose dans “C’était mieux demain”.
 Non pour nous convaincre
de fuir la technologie, encore moins pour regretter le Minitel. Mais pour interroger
notre rapport à la délégation.

À partir de quel moment le confort commence-t-il à nous coûter quelque chose que
nous ne savons même plus mesurer ?

La maturité numérique ne consiste pas à se méfier de tout. Elle consiste à ne pas
confondre facilité et maîtrise, disponibilité et confiance, assistance et gratuité.

Elle suppose quelques réflexes simples :

→ Relire régulièrement ses paramètres de confidentialité.

→ Ne pas confier à une IA une information que l’on ne souhaiterait pas voir circuler
hors de son contexte.

→ Se demander qui finance réellement un service présenté comme gratuit.

Et, surtout, garder cette question en tête : **qui d’autre se trouve dans la pièce
lorsque je parle à une machine ?**

Car le véritable enjeu n’est pas seulement ce que l’IA sait de nous. C’est ce que
nous acceptons de lui donner, à mesure que nous nous habituons à sa présence.

Un essai sur nos vies avec les technologies, sur ce que nous leur déléguons et sur
ce qu’il nous appartient de ne pas abandonner.

→ “C’était mieux demain. Vies numériques. Maturité nécessaire” aux [editions-aptitudes.com/boutique](https://editions-aptitudes.com/boutique)

## Et vous : avez-vous déjà confié à une IA quelque chose que vous n’auriez jamais écrit dans un moteur de recherche ?⌊🤡⌉

_**#IntelligenceArtificielle #ViePrivée #ChatGPT #MaturitéNumérique #cétaitmieuxdemain#
sergedielens #essai**_

![À partir de quel moment le confort commence-t-il à nous coûter quelque chose que
nous ne savons même plus mesurer ?](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-
content/uploads/2026/10/261019-Confessions-numeriques-sous-surveillance.png?resize
=300%2C300&ssl=1)

À partir de quel moment le confort commence-t-il à nous coûter quelque chose que
nous ne savons même plus mesurer ?

L’article [Nous pensions déléguer des tâches. Nous commençons à déléguer des raisonnements, des choix. Parfois une part de notre intimité.](https://editions-aptitudes.com/deleguer-taches-facultes/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## « LinkedIn ? Pour moi, c’est du temps perdu. »

- Link: https://editions-aptitudes.com/linkedin-pour-moi-cest-du-temps-perdu/
- Published: 2026-10-12T15:43:52+02:00
- Author: Serge Dielens

## **« LinkedIn ? Pour moi, c’est du temps perdu. »**

C’est ce que me disait ce midi un agent immobilier d’Arlon, au détour d’une conversation.

Je comprends la réaction. On ouvre LinkedIn, on voit défiler des félicitations convenues,
des experts autoproclamés, des publications qui ressemblent à des publicités et 
des gens qui expliquent à longueur de journée comment réussir sa vie professionnelle.

On referme l’application. Et on retourne travailler.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/10/261012-romain-
mathieu-LinkedIn-lIA-et-lart-dy-voir-clair.png?resize=425%2C283&ssl=1)

Sauf que trois phrases m’ont éclairé aujourd’hui. Et elles méritent qu’on s’y arrête.

 1. 
    ### ** Herbert Simon, prix Nobel d’économie, l’avait compris dès 1971.**
    

Lorsque l’information devient abondante, voire infinie, sa valeur diminue. Ce qui
devient rare, c’est la capacité à distinguer l’essentiel du bruit.

En immobilier, c’est exactement la question.

Des annonces, il y en a partout. Des photos de biens, des descriptions de maisons,
des prix au mètre carré : l’information ne manque pas.

Mais à qui confier la vente de sa maison ? Qui connaît réellement le marché local?
Qui saura estimer correctement un bien, négocier sans précipitation, accompagner
une succession délicate ou éviter une mauvaise décision ?

**L’information est partout. Le discernement, l’expérience et la confiance sont 
beaucoup plus rares.**

 2. 
    ### ** La patronne d’Anthropic conseille à ses enfants d’apprendre à juger plutôt qu’à coder.**
    

C’est le titre d’un article de la RTBF qui m’a arrêté aujourd’hui (source: [https://www.rtbf.be/article/](https://www.rtbf.be/article/apprenez-a-juger-pas-a-coder-le-conseil-surprenant-de-la-boss-d-anthropic-a-ses-enfants-11729750)
[apprenez-a-juger-pas-a-coder-le-conseil-surprenant-de-la-boss-d-anthropic-a-ses-enfants-11729750](https://www.rtbf.be/article/apprenez-a-juger-pas-a-coder-le-conseil-surprenant-de-la-boss-d-anthropic-a-ses-enfants-11729750)).

La formule dépasse largement le monde de l’informatique.

À mesure que l’intelligence artificielle rend certaines compétences accessibles 
à presque tout le monde, la différence se déplace. Elle tient davantage à la capacité
de comprendre une situation, de poser les bonnes questions, de faire des choix et
d’assumer ses décisions.

Pour un agent immobilier aussi, la valeur ne réside pas uniquement dans sa capacité
à publier une annonce ou à répondre rapidement à un message.

Elle réside dans ce qu’il sait voir, comprendre et décider que les autres ne voient
pas nécessairement.

Encore faut-il que les bonnes personnes le sachent.

 3. 
    ### ** LinkedIn prend une place croissante dans les sources consultées par les intelligences artificielles pour répondre aux questions professionnelles.**
    

Une étude publiée par LinkedIn, fondée sur l’analyse de 1,4 million de citations
dans six systèmes d’IA, a classé la plateforme comme première source citée pour 
les requêtes professionnelles sur la période étudiée.

Ce n’est pas une garantie que chaque publication sera reprise par ChatGPT ou Google.
Les résultats varient selon les modèles et les questions posées. Mais le mouvement
est suffisamment intéressant pour attirer notre attention.

Les intelligences artificielles ne se contentent plus de chercher des informations
sur les sites traditionnels. Elles peuvent aussi s’appuyer sur des contenus professionnels
publiés par des personnes qui partagent leur expertise.

Autrement dit, ce que vous racontez de votre métier peut contribuer à la manière
dont votre expertise est découverte, comprise et reconnue.

Et c’est là que LinkedIn devient intéressant pour un agent immobilier.

## **Revenons à notre agent d’Arlon.**

Imaginons qu’il ne publie pas pour publier.

Qu’il explique pourquoi deux maisons apparemment identiques peuvent avoir des valeurs
différentes. Qu’il raconte, sans dévoiler l’identité de ses clients, les erreurs
fréquentes d’une mise en vente. Qu’il décrypte le marché immobilier de sa région.
Qu’il partage son expérience d’une négociation difficile ou les questions qu’un 
propriétaire devrait se poser avant de fixer son prix.

Il ne fait pas de publicité pour ses services.

Il démontre ce qu’il sait faire.

Son profil précise son territoire, son expérience, ses spécialités et sa manière
de travailler. Ses publications apportent des réponses à de vraies questions. Ses
commentaires témoignent de sa connaissance du marché. Son réseau entretient des 
relations avec des notaires, des entrepreneurs, des commerçants, des indépendants
et, bien sûr, des clients potentiels.

Que se passe-t-il alors ?

Un propriétaire qui envisage de vendre peut découvrir son travail avant même de 
le contacter.

Un acquéreur peut commencer à lui faire confiance avant le premier rendez-vous.

Un notaire peut penser à lui lorsqu’un dossier immobilier se présente.

Et un contenu public, bien construit, peut continuer à être découvert après le jour
de sa publication.

Tout cela ne garantit ni mandat ni vente. LinkedIn n’est pas une baguette magique.
Mais c’est un espace où une réputation professionnelle peut se construire avant 
que le besoin ne devienne urgent.

### **Le jour où quelqu’un cherche un agent immobilier, il est souvent trop tard pour commencer à lui inspirer confiance.**

Reste une question : pourquoi LinkedIn plutôt qu’Instagram, Facebook ou les autres
réseaux ?

Pas parce que LinkedIn serait un monde merveilleux, débarrassé de toute complaisance
ou de toute absurdité. Il n’y échappe pas.

Mais son cadre est professionnel. Il permet de travailler une expertise, une réputation,
des relations d’affaires et une visibilité qui ne se limitent pas à la course aux
likes.

Pour un agent immobilier, l’enjeu n’est pas de devenir influenceur.

C’est d’être identifié comme quelqu’un de compétent, de crédible et de pertinent
dans son territoire.

Et surtout, de ne pas confondre présence et stratégie.

Car avoir un profil LinkedIn ne signifie pas nécessairement bien utiliser LinkedIn.
Publier régulièrement ne signifie pas nécessairement être visible auprès des bonnes
personnes. Accumuler les contacts ne signifie pas nécessairement développer son 
activité.

C’est précisément là qu’un regard extérieur peut être utile : examiner le profil,
les contenus, le réseau, les interactions et la cohérence entre ce que le professionnel
souhaite inspirer et ce que sa présence numérique donne réellement à voir.

### **C’est ce que je propose de faire : un audit du profil et de l’activité LinkedIn de professionnels qui veulent savoir si leur présence travaille réellement pour eux.**

Pas pour leur apprendre à publier davantage.

Pour déterminer ce qu’ils devraient montrer, à qui, pourquoi et avec quels objectifs.

Alors, à notre agent immobilier d’Arlon, j’aurais envie de poser une dernière question:

#### **_Et si LinkedIn n’était pas du temps perdu, mais un investissement que vous n’avez simplement pas encore appris à utiliser ?_**

#### _**La nuance mérite peut-être qu’on s’y arrête.**_

L’article [« LinkedIn ? Pour moi, c’est du temps perdu. »](https://editions-aptitudes.com/linkedin-pour-moi-cest-du-temps-perdu/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## C’était mieux demain. Vraiment ?

- Link: https://editions-aptitudes.com/cetait-mieux-demain-vraiment/
- Published: 2026-09-12T18:15:04+02:00
- Author: Serge Dielens

Et si « c’était mieux demain » n’était pas une faute de temps, mais une manière 
de regarder notre époque ?

Nous avons pris l’habitude de considérer le progrès comme une direction : demain
sera plus rapide, plus simple, plus efficace qu’aujourd’hui. À chaque nouvelle technologie,
nous gagnons du temps, nous supprimons des contraintes, nous déléguons ce qui nous
encombre. Et nous appelons cela avancer.

Mais que se passe-t-il lorsque ce que nous gagnons en efficacité, nous le perdons
en autonomie ?

## C’est là que commence cet essai.

**_C’était mieux demain_** ne défend pas un retour au passé. Il ne s’agit ni de 
regretter le monde d’avant Internet, ni de célébrer une époque où l’on faisait tout
à la main. Il s’agit de regarder autrement ce que nous appelons le progrès.

Car l’intelligence artificielle ne se contente plus de nous assister. Elle commence
à écrire, décider, trier, recommander, mémoriser, anticiper. Elle s’installe entre
nous et le réel, entre une question et sa réponse, entre une décision et les raisons
qui la justifient.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-3-
bouton-rouge.png?resize=300%2C300&ssl=1)

Nous pensions déléguer des tâches. Nous avons commencé à déléguer des facultés.

C’est ce déplacement, beaucoup plus profond que la seule révolution technologique,
que ce livre cherche à comprendre.

Que devient notre mémoire lorsque nous n’avons plus besoin de nous souvenir ?
 Que
devient notre jugement lorsque la machine nous propose en permanence la meilleure
option ? Que devient notre écriture lorsque nous pouvons faire rédiger à notre place?
Que devient notre travail lorsque l’efficacité devient l’unique mesure de la valeur?
Et, plus intimement, que devient notre identité lorsque notre double algorithmique
commence à connaître nos habitudes, nos préférences et nos faiblesses mieux que 
nous ne les connaissons nous-mêmes ?

# **Le paradoxe du titre est volontaire.**

**_C’était mieux demain_**, c’est l’idée que le futur n’est pas nécessairement ce
qui arrive après le présent. Il peut aussi être ce que nous aurions pu faire différemment
avant de laisser certaines possibilités disparaître.

Le « demain » du titre est donc moins une date qu’une promesse : celle d’un avenir
dans lequel le progrès ne consisterait pas simplement à faire davantage, plus vite,
avec moins d’effort, mais à décider consciemment **ce que nous voulons continuer
à faire nous-mêmes**.

Car la question n’est finalement pas de savoir si l’intelligence artificielle est
bonne ou mauvaise.

La vraie question est plus inconfortable :

**qu’allons-nous accepter de ne plus savoir faire, de ne plus décider, de ne plus
retenir, parce qu’une machine peut désormais le faire à notre place ?**

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-equilibre-
humain-IA.png?resize=300%2C300&ssl=1)

C’est pourquoi ce livre ne regarde pas l’intelligence artificielle de l’extérieur.

Il regarde ce qu’elle fait **à l’intérieur de nous**.

À notre manière de penser.
 À notre rapport au travail. À notre mémoire. À nos choix.
À notre attention. À notre vieillissement. Et, finalement, à notre liberté.

Peut-être que « c’était mieux demain » signifie simplement ceci : **nous avons encore
le temps de décider ce que nous ne voulons pas perdre.**

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-ombre-
automatisee-ouvre-la-voie.png?resize=300%2C300&ssl=1)

PS: Check https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-
fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212 ⌊
🤡⌉

NB: la version e-book (pdf/numérique) de cet essai « c’était mieux demain » est **
à 7,99 €** !

N’attendez pas… demain ⌊😉⌉ => [editions-aptitudes.com/boutique](https://editions-aptitudes.com/boutique)

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/09/261006-Portrait-
retro-dauteur-devant-une-tour-universitaire.png?resize=300%2C300&ssl=1)

L’article [C’était mieux demain. Vraiment ?](https://editions-aptitudes.com/cetait-mieux-demain-vraiment/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## Pourquoi j’écris encore

- Link: https://editions-aptitudes.com/pourquoi-jecris-encore/
- Published: 2026-09-08T15:56:02+02:00
- Author: Serge Dielens

[_Texte inédit, écrit autour du livre  « C’était mieux demain » (non un extrait)._](https://editions-aptitudes.com/produit/c-etait-mieux-demain/)

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/09/260908-pourquoi-
j-ecris-encore-og-txt.png?resize=300%2C158&ssl=1)

> _J’écris parce que je ne sais pas encore ce que je pense._

C’est l’aveu le moins flatteur qu’un auteur puisse faire, et le seul honnête. On
imagine l’essayiste devant une conviction déjà formée, occupé à l’habiller de phrases.
La réalité est plus modeste : j’ouvre le document avec un désordre, deux ou trois
intuitions qui grattent, une colère mal située, et je n’ai que l’écriture pour savoir
ce qu’il y a dedans. Écrire reste, à ce jour, la façon la moins malhonnête de mettre
un peu d’ordre dans le vacarme. À condition de ne pas confondre l’ordre avec l’alignement,
ni la clarté avec la simplification.

Or [ce livre](https://editions-aptitudes.com/produit/c-etait-mieux-demain/) parle
précisément de cela. D’une époque qui nous propose de déléguer l’effort de penser
à des machines qui le font plus vite, et souvent mieux en apparence. Penser par 
soi-même, à la main, à des heures indues, n’est plus en 2026 un geste neutre : c’est
un pas de côté. Une petite résistance de bureau contre la tentation de laisser l’outil
formuler à notre place ce que nous n’avons pas pris la peine de comprendre.

⌊Depuis dix ans, on vous explique comment fonctionne l’intelligence artificielle.
Ce livre pose une autre question, plus dérangeante : qu’est-ce qu’elle nous fait,
concrètement ? En trois mouvements clairs — ce qui a migré, ce que cela nous coûte,
ce que nous pouvons encore reprendre — C’était mieux demain met des mots précis 
sur une transformation que chacun ressent sans toujours parvenir à la nommer. Il
ne s’adresse ni aux technophobes ni aux naïfs, mais à une génération de professionnels(
35–65 ans) qui utilisent ces outils chaque jour et pressentent qu’ils ont déjà cédé
plus qu’ils ne l’auraient voulu. Serge Dielens écrit depuis le terrain. Formation
Initiale : Serge Dielens a suivi un parcours académique brillant qui a forgé ses
compétences et ses connaissances approfondies dans le domaine de la psychologie,
de la santé, de l’éducation et de la Communication-marketing. Il a d’abord obtenu
une Maîtrise en Sciences de la Motricité à l’UCLouvain (il a été major de sa promotion)
où il a soutenu sa thèse en 1981 (sous la direction du Professeur Jacques Piel),
avec la plus grande distinction et les félicitations du jury. Serge a ensuite obtenu
une Maîtrise en Loisirs et Milieu du Travail à l’Université Libre de Bruxelles en
1983. Tout en officiant comme enseignant et journaliste freelance puis attaché de
presse, il a poursuivi ses études en Marketing & Publicité à la Solvay Business 
School, où il a été diplômé en 1991. Quarante ans dans les médias, la communication
et l’enseignement universitaire lui donnent une position rare : celle d’un observateur
impliqué, lucide, qui a vu basculer les pratiques. Du Sport Aid de 1986 sans réseaux
aux auditoires de l’UCLouvain aujourd’hui (tout comme fin des années 80, où Serge
a officié comme prof invité durant deux années académiques), têtes penchées sur 
les écrans, son regard est ancré dans une expérience vécue. Et cela se sent à chaque
page. Le moment est décisif. L’IA agentique n’est plus une promesse mais une réalité
opérationnelle. Les premières décisions de justice contre les plateformes tombent.
Le cadre légal s’organise. Le débat quitte les marges pour devenir central. Ce livre
arrive exactement à ce point de bascule. Sa méthode est assumée : écrit par un homme
avec l’aide d’une machine, et non l’inverse. Ce choix n’est pas un détail, il est
au cœur du propos. Le livre ne surplombe pas son sujet, il l’habite. Enfin, sa force
tient à sa voix. Rare dans l’essai francophone sur le numérique, elle est nette,
incarnée, sans compromis inutile. Certains passages (sur le taylorisme numérique
ou l’addiction des enfants) ne cherchent pas à rassurer. Ils marquent. Ce sont eux
qui feront que le livre sera lu, discuté, cité. C’était mieux demain n’explique 
pas le monde qui vient. Il aide à comprendre ce que nous sommes déjà en train de
devenir.⌉⌊Depuis dix ans, on vous explique comment fonctionne l’intelligence artificielle.
Ce livre pose une autre question, plus dérangeante : qu’est-ce qu’elle nous fait,
concrètement ? En trois mouvements clairs — ce qui a migré, ce que cela nous coûte,
ce que nous pouvons encore reprendre — C’était mieux demain met des mots précis 
sur une transformation que chacun ressent sans toujours parvenir à la nommer. Il
ne s’adresse ni aux technophobes ni aux naïfs, mais à une génération de professionnels(
35–65 ans) qui utilisent ces outils chaque jour et pressentent qu’ils ont déjà cédé
plus qu’ils ne l’auraient voulu. Serge Dielens écrit depuis le terrain. Formation
Initiale : Serge Dielens a suivi un parcours académique brillant qui a forgé ses
compétences et ses connaissances approfondies dans le domaine de la psychologie,
de la santé, de l’éducation et de la Communication-marketing. Il a d’abord obtenu
une Maîtrise en Sciences de la Motricité à l’UCLouvain (il a été major de sa promotion)
où il a soutenu sa thèse en 1981 (sous la direction du Professeur Jacques Piel),
avec la plus grande distinction et les félicitations du jury. Serge a ensuite obtenu
une Maîtrise en Loisirs et Milieu du Travail à l’Université Libre de Bruxelles en
1983. Tout en officiant comme enseignant et journaliste freelance puis attaché de
presse, il a poursuivi ses études en Marketing & Publicité à la Solvay Business 
School, où il a été diplômé en 1991. Quarante ans dans les médias, la communication
et l’enseignement universitaire lui donnent une position rare : celle d’un observateur
impliqué, lucide, qui a vu basculer les pratiques. Du Sport Aid de 1986 sans réseaux
aux auditoires de l’UCLouvain aujourd’hui (tout comme fin des années 80, où Serge
a officié comme prof invité durant deux années académiques), têtes penchées sur 
les écrans, son regard est ancré dans une expérience vécue. Et cela se sent à chaque
page. Le moment est décisif. L’IA agentique n’est plus une promesse mais une réalité
opérationnelle. Les premières décisions de justice contre les plateformes tombent.
Le cadre légal s’organise. Le débat quitte les marges pour devenir central. Ce livre
arrive exactement à ce point de bascule. Sa méthode est assumée : écrit par un homme
avec l’aide d’une machine, et non l’inverse. Ce choix n’est pas un détail, il est
au cœur du propos. Le livre ne surplombe pas son sujet, il l’habite. Enfin, sa force
tient à sa voix. Rare dans l’essai francophone sur le numérique, elle est nette,
incarnée, sans compromis inutile. Certains passages (sur le taylorisme numérique
ou l’addiction des enfants) ne cherchent pas à rassurer. Ils marquent. Ce sont eux
qui feront que le livre sera lu, discuté, cité. C’était mieux demain n’explique 
pas le monde qui vient. Il aide à comprendre ce que nous sommes déjà en train de
devenir.⌉Alors j’écris autour de quelques obsessions qui, à force, ont fini par 
dessiner une carte. Le _progrès (_le technologique et tout le reste) et ce qu’il
nous fait payer sans jamais présenter la facture. La _différence entre l’utile et
le subtil_, que notre siècle confond avec _méthode_. La frontière mouvante entre
la technologie et l’humain. La _transition_, ce mot poli pour avouer qu’on ignore
où l’on va. La _saveur d’exister_, qu’aucune métrique ne sait capturer. Le système,
le soi, le temps, le sens. Et, par-dessus tout, les _interrogations _: un essai 
qui répond à tout ment sur au moins une chose. Le _clown et Épicure_ ne sont jamais
loin de ma pensée.

Je ne m’impose qu’une discipline, la même depuis quarante ans : rester fidèle à 
l’esprit de l’exercice plutôt qu’à mes conclusions. Chercher clair, sans faire semblant
que le monde le soit. Varier les manières d’enquêter (le terrain, la lecture, la
conversation, l’anecdote, parfois la machine elle-même) plutôt que m’enfermer dans
une seule. Traiter le français, qui n’est pas ma langue maternelle, avec le respect
dû à un outil de précision et le plaisir qu’on prend à un instrument de musique.
Regarder, aussi, sans détourner les yeux : la _novlangue_ gagner du terrain, et 
une marmaille surprotégée dans le monde réel autant qu’abandonnée dans le virtuel.
_Explorer_, toujours et enfin : accepter d’avoir tort en chemin.

Le reste (les certitudes, les prophéties, les recettes) aura vieilli avant l’impression.
Ceci, je l’espère, un peu moins.

Et si vous avez lu jusqu’ici sans confier ces lignes à une machine pour qu’elle 
vous les résume, nous faisons déjà, vous et moi, le même pas de côté.

> _On n’écrit pas pour avoir raison. On écrit pour savoir de quoi on avait peur._

 

**Serge Dielens écrit autour de son essai «_ [C’était mieux demain. Vies numériques, maturité nécessaire »](https://editions-aptitudes.com/produit/c-etait-mieux-demain/),_
Éditions Aptitudes, 2026.**

Check [https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212](https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212)⌊
🤡⌉

[Découvrir le livre](https://editions-aptitudes.com/produit/c-etait-mieux-demain/)

© Serge Dielens 

L’article [Pourquoi j’écris encore](https://editions-aptitudes.com/pourquoi-jecris-encore/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## L’IA ne nous sauvera pas. Et c’est une excellente nouvelle.

- Link: https://editions-aptitudes.com/lia-ne-nous-sauvera-pas-et-cest-une-excellente-nouvelle/
- Published: 2026-09-04T18:48:03+02:00
- Author: Serge Dielens

![editions-aptitudes.com/boutique](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/
uploads/2026/09/ChatGPT-Image-2-sept.-2026-21_33_55.webp?resize=225%2C300&ssl=1)

editions-aptitudes.com/boutique

Cet été, les affiches des fêtes de village avaient toutes le même visage. Les mêmes
couleurs saturées, les mêmes personnages un peu trop lisses, la même joie synthétique.
Des images produites par une IA, en quelques secondes, gratuitement, et parfaitement
interchangeables. Peu de gens les ont trouvées belles. Presque tout le monde les
a utilisées.

C’est le détail qui dit le reste. En deux ans, « demande à ChatGPT » a remplacé «
demande à Google », qui avait lui-même remplacé le dictionnaire et l’ouvrage de 
référence. **À chaque étape, nous avons gagné du temps. À chaque étape, nous avons
aussi abandonné un morceau de trajet : la recherche, le détour, l’erreur féconde,
la conversation avec quelqu’un qui savait.**

**Jusqu’ici, nos outils remplaçaient un geste par un autre. La roue épargnait le
portage, la grue épargnait le dos, le moteur épargnait le cheval. L’outil qui s’installe
aujourd’hui propose autre chose : épargner le raisonnement lui-même. D’abord en 
complément, pour dépanner. Puis en substitut, par habitude.** C’est là que la comparaison
avec les révolutions techniques précédentes cesse de tenir.

On cite volontiers Descartes à ce stade, « je pense donc je suis », comme s’il suffisait
d’invoquer le philosophe pour conjurer le danger. La formule est belle, mais elle
décrit mal ce qui nous arrive. Nous ne perdons pas notre capacité à penser du jour
au lendemain. Nous la déléguons, tâche après tâche, avec le soulagement de celui
qui pose enfin un sac trop lourd. Le vrai sujet n’est pas que la machine pense à
notre place. Le vrai sujet, c’est que nous cessons peu à peu de vouloir le faire.

Face à ce constat, deux récits s’offrent à nous. Ils semblent opposés. Ils sont 
plus proches qu’il n’y paraît.

Le premier est celui de l’effondrement. Nous serions déjà condamnés : abrutissement
généralisé, savoir externalisé, esprits vidés, planète épuisée. Rien à faire, sinon
constater le naufrage avec une lucidité de témoin.

Le second est plus séduisant, et bien plus dangereux. C’est **le rêve de l’IA rédemptrice**:
un jour, la machine deviendra consciente, empathique, presque sage, et fera pour
nous ce que nous n’avons pas su faire. Elle arrêtera le réchauffement, éteindra 
les guerres, nous sauvera de nous-mêmes. Il faut reconnaître le charme du scénario.
Il a le mérite de nous décharger entièrement.

Or ces deux récits racontent la même histoire. **Dans les deux cas, l’issue ne dépend
plus de nous. On attend la catastrophe, ou on attend le sauveur, et pendant ce temps
on ne décide plus rien. L’effondrement et la rédemption sont les deux visages d’une
même abdication. C’est exactement ce que l’outil nous a appris à faire : confier
à autre chose le soin de conclure.**

![editions-aptitudes.com/boutique](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/
uploads/2026/07/260713-Serge_couv-4.webp?resize=180%2C300&ssl=1)

editions-aptitudes.com/boutique

Il existe une troisième voie. Moins spectaculaire. C’est aussi la seule qui nous
appartienne encore.

Elle ne consiste pas à refuser l’IA. Le refus est une posture, pas une réponse, 
et il se paie cher. Elle consiste à **retrouver la maîtrise du moment : savoir quand
déléguer, et quand s’en abstenir.** Utiliser la machine pour ce qu’elle accélère
vraiment, et garder pour soi ce qui nous constitue : le doute, le détour, l’effort
de formuler, le plaisir de comprendre par soi-même. La friction n’est pas un défaut
de l’existence. C’est souvent là que nous devenons quelqu’un.

**Ce n’est pas de l’optimisme naïf. C’est une forme de maturité.** Elle suppose 
de regarder l’outil sans éblouissement et sans terreur, avec cette **lucidité qui
n’interdit pas l’émerveillement**. Oui, ces systèmes sont stupéfiants. Non, ils 
ne nous dispensent pas de penser.

« _Il nous reste le rire, la joie, l’enthousiasme_ », écrivait récemment un ami 
sur les réseaux, comme des réponses élégantes à la morosité du monde. Il a raison,
à une nuance près : ce ne sont pas des lots de consolation. Ce sont des preuves 
de vie. Ce que nous choisissons de penser, de créer, de ressentir sans le sous-traiter,
voilà ce qui reste une fois retiré tout le reste.

**L’IA ne nous sauvera pas. C’est une bonne nouvelle**, parce que cela laisse la
place à la seule chose qui puisse encore le faire : nous, à condition de ne pas 
nous démettre.

C’est, au fond, **le pari de _[C’était mieux demain.](https://editions-aptitudes.com/lia-ne-nous-sauvera-pas-et-cest-une-excellente-nouvelle/editions-aptitudes.com/boutique)_
Non pas que demain sera pire, ni meilleur, mais que nous en restons, pour l’instant,
les auteurs.**

![editions-aptitudes.com/boutique](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/
uploads/2026/08/260713-Serge_couv-1-def.webp?resize=185%2C300&ssl=1)

editions-aptitudes.com/boutique

« _C’était mieux demain_ » aux [editions-aptitudes.com/boutique](https://editions-aptitudes.com/lia-ne-nous-sauvera-pas-et-cest-une-excellente-nouvelle/editions-aptitudes.com/boutique),
essai de Serge Dielens, 166 pages, 13€99

Check [https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212](https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212)⌊
🤡⌉

L’article [L’IA ne nous sauvera pas. Et c’est une excellente nouvelle.](https://editions-aptitudes.com/lia-ne-nous-sauvera-pas-et-cest-une-excellente-nouvelle/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## Ils ont mis un garde-fou. Reste à savoir qui tient encore le volant.

- Link: https://editions-aptitudes.com/ils-ont-mis-un-garde-fou-reste-a-savoir-qui-tient-encore-le-volant/
- Published: 2026-08-20T18:22:03+02:00
- Author: Serge Dielens

Dans mon essai “C’était mieux demain”, il y a un chapitre construit autour d’une
phrase que je crois plus vraie chaque jour : _qu’est-ce que nous cessons de faire
quand les machines commencent à le faire à notre place ?_

Cette semaine (nous sommes au moment de rédiger ceci jeudi 20/08/2026), OpenAI a
répondu, à sa manière. Sans le vouloir, sans le dire, mais la réponse est là.

La firme vient de lancer **ChatGPT for Teens**, une version dédiée aux 13-17 ans.
Study Mode qui pose des questions au lieu de livrer la solution, quizz, visualisations,
plages horaires où le mode étude s’active par défaut, garde-fous renforcés sur l’automutilation,
les troubles alimentaires, la violence. Contrôles parentaux, mais sans accès aux
conversations. Sur le papier, c’est sérieux, et c’est même plutôt bien pensé.

Sur le papier.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG20260815163917-
226x300.webp?resize=226%2C300&ssl=1)

C’était mieux demain, 166 pages

**D’abord, resituons.**

On nous présente ça comme une avancée pédagogique. Regardons plutôt d’où ça vient.
Cette version arrive après une série de procès, dont celui, terrible, de la famille
d’un adolescent de seize ans qui s’est suicidé après de longs échanges avec le chatbot.
Elle arrive pendant que Meta affronte un procès sur l’addiction des mineurs qui 
pourrait lui coûter des centaines de milliards. Elle arrive sous la pression des
législateurs, des tribunaux et des parents.

Ce n’est pas un cadeau. C’est un pare-feu juridique. Ce qui ne veut pas dire que
c’est mauvais, attention. Un garde-fou posé par prudence protège tout aussi bien
qu’un garde-fou posé par conviction. Mais quand on comprend _pourquoi_ il arrive
maintenant, on comprend aussi ce qu’il ne réglera pas.

**Ce que l’outil fait bien.**

Study Mode inverse une logique. Au lieu de donner la réponse, il décompose, questionne,
vérifie qu’on a compris. Pour un ado coincé à 22h sur un problème de maths, sans
personne pour l’aider, c’est réel. OpenAI le dit d’ailleurs franchement : l’idée
est d’aider dans les moments _hors de la classe_, quand le prof n’est pas là.

Et les protections activées par défaut, les rappels de pause, les avertissements
avant l’envoi d’images sensibles, les limites sur la dépendance émotionnelle : tout
cela va dans le bon sens. Je ne vais pas bouder ça. Un adolescent qui a le choix
entre une machine avec garde-fous et une machine sans, la première est préférable.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/08/260820-chat-
gpt-for-teens.webp?resize=300%2C169&ssl=1)

**Ce que l’outil ne peut pas faire.**

Voilà où je veux en venir, et c’est le cœur de mon livre.

Un mode étude ne garantit pas qu’on étudie. Il propose un chemin. Il ne marche pas
à la place de l’élève. Le résultat dépend encore, entièrement, de l’effort du jeune
et de sa capacité à vérifier ce que l’IA lui raconte. Or c’est précisément cette
capacité-là, la vérification, le doute, l’effort de comprendre plutôt que d’obtenir,
qui s’atrophie quand on prend l’habitude de la déléguer.

Et il y a un détail que tout le monde survole. Study Mode existe. La réponse immédiate
aussi. À un clic. Sur le même appareil, parfois sur la même application. La vraie
question n’est pas de savoir si l’outil guidé est bien conçu. Il l’est. La vraie
question est : **quel adolescent choisira le chemin long quand le raccourci est 
juste là, à portée de pouce ?**

Aucun réglage ne répond à ça. Parce que ce n’est pas un problème technique. C’est
un problème de maturité. Et la maturité, ça ne s’installe pas par défaut dans les
paramètres.

**Le glissement que personne ne nomme.**

Regardez ce qui vient de se passer, discrètement. La responsabilité d’apprendre 
à un enfant _quand_ utiliser une machine, _comment_ douter d’une réponse, _à quel
moment_ travailler sans elle, cette responsabilité vient d’être partiellement transférée
à un curseur dans une interface.

Les parents peuvent définir des « heures calmes ». L’outil peut « rediriger » vers
une résolution étape par étape. On délègue à la machine le soin de nous protéger
de la machine. C’est vertigineux, et c’est très commode. Trop, peut-être.

Je ne dis pas que c’est un mal. Je dis qu’il faut le voir. Parce que le jour où 
l’on cesse d’enseigner soi-même le discernement à un enfant, en se reposant sur 
les garde-fous du fabricant, on a cédé quelque chose sans qu’on nous l’ait vraiment
demandé. Et ce quelque chose ne revient pas facilement.

**Ce qui reste, donc, à nous.**

Les enseignants et les parents devront encore faire le travail que l’outil ne fera
jamais : expliquer quand se servir de l’IA, comment vérifier une réponse, et à quel
moment fermer l’écran pour se débrouiller seul. ChatGPT for Teens ne les remplace
pas. Il leur donne, au mieux, un environnement un peu moins hostile pour le faire.

C’est déjà ça. Ce n’est pas rien. Mais ce n’est pas la solution qu’on nous vend.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG20260811094303-
226x300.webp?resize=226%2C300&ssl=1)

J’ai écrit un livre là-dessus. Pas un manuel technique, il y en a des rayons entiers,
et ils seront périmés au prochain modèle. Une méthode de pensée, plutôt. Sur ce 
que l’IA nous fait, à nous, plutôt que sur ce qu’elle sait faire.

Il s’appelle **« C’était mieux demain — Vies numériques, maturité nécessaire »**.
166 pages, format poche. Une seule question, tenue du début à la fin : _qu’est-ce
que nous cessons de faire quand les machines commencent à le faire à notre place?_

ChatGPT for Teens vient d’en donner une illustration grandeur nature. À nous de 
décider ce que nous voulons garder.

⌊🤡⌉⌊🤡⌉ **editions-aptitudes.com/boutique** — paru mi-août 2026. Check [https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212](https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212)⌊
🤡⌉

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2020/11/200904_portrait_SD_1.
jpg?resize=300%2C300&ssl=1)

 

 

L’article [Ils ont mis un garde-fou. Reste à savoir qui tient encore le volant.](https://editions-aptitudes.com/ils-ont-mis-un-garde-fou-reste-a-savoir-qui-tient-encore-le-volant/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## Dans son livre “C’était mieux demain”​ …

- Link: https://editions-aptitudes.com/dans-son-livre-cetait-mieux-demain/
- Published: 2026-08-13T09:32:27+02:00
- Author: Serge Dielens

_ Depuis dix ans, on vous explique comment fonctionne l’intelligence artificielle.
Ce livre pose une autre question, plus dérangeante : qu’est-ce qu’elle nous fait,
concrètement ?_

_En trois mouvements clairs — ce qui a migré, ce que cela nous coûte, ce que nous
pouvons encore reprendre — C’était mieux demain met des mots précis sur une transformation
que chacun ressent sans toujours parvenir à la nommer. Il ne s’adresse ni aux technophobes
ni aux naïfs, mais à une génération de professionnels (35–65 ans) qui utilisent 
ces outils chaque jour et pressentent qu’ils ont déjà cédé plus qu’ils ne l’auraient
voulu._

_Serge Dielens écrit depuis le terrain. _

_Formation Initiale : Serge Dielens a suivi un parcours académique brillant qui 
a forgé ses compétences et ses connaissances approfondies dans le domaine de la 
psychologie, de la santé, de l’éducation et de la Communication-marketing. Il a 
d’abord obtenu une Maîtrise en Sciences de la Motricité à l’UCLouvain (il a été 
major de sa promotion) où il a soutenu sa thèse en 1981 (sous la direction du Professeur
Jacques Piel), avec la plus grande distinction et les félicitations du jury. Serge
a ensuite obtenu une Maîtrise en Loisirs et Milieu du Travail à l’Université Libre
de Bruxelles en 1983. Tout en officiant comme enseignant et journaliste freelance
puis attaché de presse, il a poursuivi ses études en Marketing & Publicité à la 
Solvay Business School, où il a été diplômé en 1991._

_Quarante ans dans les médias, la communication et l’enseignement universitaire 
lui donnent une position rare : celle d’un observateur impliqué, lucide, qui a vu
basculer les pratiques. Du Sport Aid de 1986 sans réseaux aux auditoires de l’UCLouvain
aujourd’hui (tout comme fin des années 80, où Serge a officié comme prof invité 
durant deux années académiques), têtes penchées sur les écrans, son regard est ancré
dans une expérience vécue. Et cela se sent à chaque page._

_Le moment est décisif. L’IA agentique n’est plus une promesse mais une réalité 
opérationnelle. Les premières décisions de justice contre les plateformes tombent.
Le cadre légal s’organise. Le débat quitte les marges pour devenir central. Ce livre
arrive exactement à ce point de bascule._

_Sa méthode est assumée : écrit par un homme avec l’aide d’une machine, et non l’inverse.
Ce choix n’est pas un détail, il est au cœur du propos. Le livre ne surplombe pas
son sujet, il l’habite._

_Enfin, sa force tient à sa voix. Rare dans l’essai francophone sur le numérique,
elle est nette, incarnée, sans compromis inutile. Certains passages (sur le taylorisme
numérique ou l’addiction des enfants) ne cherchent pas à rassurer. Ils marquent.
Ce sont eux qui feront que le livre sera lu, discuté, cité._

C’était mieux demain_ n’explique pas le monde qui vient. Il aide à comprendre ce
que nous sommes déjà en train de devenir. _

_Check [https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212](https://www.rtbf.be/article/l-ia-nous-rend-elle-plus-intelligents-si-on-fait-ca-pendant-dix-ans-vous-ne-saurez-plus-reflechir-de-la-meme-facon-11787212)⌊
🤡⌉_

L’article [Dans son livre “C’était mieux demain”​ …](https://editions-aptitudes.com/dans-son-livre-cetait-mieux-demain/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## C’ETAIT MIEUX DEMAIN

- Link: https://editions-aptitudes.com/cetait-mieux-demain/
- Published: 2026-08-13T09:26:56+02:00
- Author: Serge Dielens

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/08/260713-Serge_couv-
1-def.webp?resize=632%2C1024&ssl=1)

ISBN : 9 782960 264128 -
 166 pages Disponible en version papier ou numérique (pdf/
epub)

## «Nous pensions déléguer des tâches. Nous avons commencé à déléguer des facultés«

L’intelligence artificielle ne menace pas notre existence.

Elle menace quelque chose de plus subtil : notre habitude de penser par nous-mêmes,
de choisir ce qui compte, de résister à ce qui nous dépasse. Ce livre n’est ni un
manuel de survie numérique ni un plaidoyer nostalgique. C’est une invitation à regarder
lucidement ce que nous sommes en train de céder, et à décider, consciemment, ce 
que nous voulons garder.

En trois actes et douze chapitres, Serge Dielens traverse la dépossession identitaire,
la délégation du travail, la capture politique, le corps algorithmisé et les voies
concrètes d’une reconquête. Sans catastrophisme. Avec cette gravité tranquille qui
est sa marque.

« La machine donne la puissance. La maturité donne le cap. Et le cap, ça ne se délègue
pas.”

Serge Dielens a fait carrière à vendre l’avenir numérique avant d’apprendre à s’en
méfier. Journaliste avant l’e-mail, pionnier du native advertising en Belgique, 
enseignant aujourd’hui face à des étudiants qui n’ont jamais connu un monde sans
IA : il a traversé chaque révolution technologique en praticien, jamais en spectateur.

Belge ni tout à fait flamand ni tout à fait wallon, il appelle cela être un bâtard
culturel, et en a fait une méthode de pensée : ne jamais croire un camp sur parole,
pas même celui de la technologie.

C’était mieux demain est le livre que ses quarante ans dedans-dehors du numérique
l’autorisaient enfin à écrire.

 [  Ne laissez pas l'algorithme décider de la direction de votre vie.  ](https://editions-aptitudes.com/boutique/)

Et si c’était nous qui devenions un peu trop machinaux ?

« C’est dans le manque et l’attente que naissent le désir et l’imagination la plus
riche. » — Camille Charvet, Les Assoiffés (cité dans l’essai)

On a tendance à croire que la révolution de l’intelligence artificielle sera technologique.
Que le danger viendra de machines trop puissantes, trop rapides, trop intelligentes.

Je pense que nous nous trompons de combat.

Le vrai glissement est déjà là. Il est silencieux. Il ne fait pas de bruit. Il consiste
en ce que nous cessons progressivement de faire lorsque les machines commencent 
à le faire à notre place. Et surtout : que voulons-nous encore préserver avant que
cette délégation ne devienne irréversible ?

C’est la question centrale de mon nouvel essai, « C’était mieux demain », disponible
dès maintenant.

Dans ce livre, je ne suis ni technophobe ni technophile. Je suis simplement quelqu’un
qui regarde ses étudiants, ses collègues, et parfois son propre reflet, et qui constate
un phénomène troublant : nous sommes plus connectés que jamais à des réseaux d’information,
et de plus en plus destitués de notre rapport à l’effort intellectuel.

Trois scènes illustrent ce basculement que j’ai observé ces quarante dernières années:

1⃣ L’étudiant qui cherche la prise électrique avant la meilleure place en salle 
de cours. L’infrastructure technique a supplanté l’infrastructure pédagogique. Personne
n’a vraiment alarmé. On s’y est habitués.

2⃣ La femme dans le train, apprenant l’espagnol sur Duolingo. Tout est fluide, ludique,
gratifiant. Mais comme tout pédagogue sait : l’ancrage mémoriel exige de la friction.
Duolingo ne transmet pas une langue. Il produit la sensation gratifiante d’apprendre
une langue. Ce sont deux choses très différentes.

3⃣ Le collaborateur qui me remet un rapport stratégique « irréprochable ». Trop 
bien écrit pour lui ressembler. Quand je l’interroge sur une nuance, il me dit :«
Je vais vérifier. » Il ne sait pas ce qu’il a écrit. Le rapport existe, mais rien
ne s’est passé dans sa tête. L’esprit de la machine a soufflé.

« Nous ne craignons plus de manquer d’informations. Nous craignons de manquer de
batterie. »

Ce livre n’est pas un manuel technique pour devenir un expert du prompt engineering.
Il n’est pas non plus un pamphlet nostalgique sur le temps béni d’avant les écrans.

C’est un diagnostic clinique.

Il explore comment notre attention est devenue une matière première à optimiser,
comment nos doubles numériques nous précèdent dans les décisions qui nous concernent,
et comment la « friction productive », cette résistance nécessaire à la pensée, 
est en train de disparaître au profit d’une efficacité aveugle.

Qu’est-ce qu’il restera de vous si vous déléguiez votre capacité à penser, à juger,
à décider ?

La machine donne la puissance. La maturité donne le cap. Et le cap, ça ne se délègue
pas. Même quand les conditions pour l’atteindre ne sont pas encore réunies.

Si vous voulez comprendre ce qui se joue réellement sous la surface de vos écrans,
si vous voulez éviter de « bronzer idiot » dans un monde où le réel est fabriqué
par des algorithmes, ce livre est pour vous.

Il propose une carte pour traverser le présent avec lucidité. Pour reprendre prise.
Pour rester humain.

⌊📚⌉⌊📚⌉ « C’était mieux demain » est disponible dès le 15/08/2026. Ne laissez pas
l’algorithme décider de la direction de votre vie.

#IntelligenceArtificielle #MaturitéNumérique #SergeDielens #Essai #PenséeCritique#
FuturHumaniste #Attention #Friction

## Présentation de l'auteur

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2026/07/260405-serge-
dielens-couv-bis.webp?resize=257%2C300&ssl=1)

### Serge Dielens

6 ans après "Alors quoi demain", voici "C'était mieux demain". Le dernier essai 
en date de Serge Dielens. Serge a fait carrière à vendre l'avenir numérique avant
d'apprendre à s'en méfier. Journaliste avant l'e-mail, pionnier du "native advertising"
en Belgique, 
enseignant aujourd'hui face à des étudiant.e.s qui n'ont jamais connu
un monde sans IA: il a traversé chaque révolution technologique en praticien, jamais
en spectateur. "C'était mieux demain" est le livre que ses quarante ans dedans-dehors
du numérique l'autorisaient enfin à écrire ! Sortie le 15/08/2026 ⌊🤡⌉ NB: "C'était
mieux demain" @ Tendances Première (RTBF), 17/9/26 => Vidéo: https://auvio.rtbf.
be/emission/tendances-premiere-11090 (à partir de 15*30) Audio: https://auvio.rtbf.
be/media/tendances-premiere-tendances-premiere-le-dossier-3517593

L’article [C’ETAIT MIEUX DEMAIN](https://editions-aptitudes.com/cetait-mieux-demain/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).

## Dans son livre “Alors quoi demain?” (2020)​, Serge Dielens questionne notre société

- Link: https://editions-aptitudes.com/dans-alors-quoi-demain-dielens-questionne-notre-societe/
- Published: 2020-12-05T14:56:55+01:00
- Author: Serge Dielens

**Au coeur de l’essai “Alors quoi demain?” de Serge Dielens se trouve une question
cruciale : que nous réserve l’avenir ? **

**Cet ouvrage passionnant et réfléchi nous plonge dans une réflexion sur les défis
auxquels nous sommes confrontés en tant que société, et explore les différentes 
possibilités qui s’offrent à nous pour construire un futur meilleur. **

**Avec une écriture fluide et captivante, l’auteur nous invite à explorer les thèmes
de l’écologie, de l’économie, de la technologie, et de la politique, et à réfléchir
à notre propre rôle dans la création d’un monde plus juste et durable. **

**Si vous cherchez à comprendre les enjeux de notre époque et à imaginer un avenir
radieux, “Alors quoi demain?” est un livre incontournable.**

 

Un auteur belge fait le point… et son essai “_ALORS QUOI DEMAIN ? D’un virus à l’autre,
sans masque”_ …tombe à point !

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2020/11/201001_AQD_Couverture-
def.jpg?resize=229%2C300&ssl=1)

> _Speed-interview de l’auteur, Serge Dielens _: “Lorsque j’étais élève en secondaires/
> humanités, début des années 1970 (dans le collège catholique le plus libéral de
> Bruxelles), un prof-curé nous martelait la sentence : “_La curiosité est un vilain
> défaut, c’est même un défaut très féminin”._
> Comment pouvait-on être enseignant et sortir des âneries pareilles? 50 ans plus
> tard, “spécialiste de rien mais curieux de tout”, j’officie (juste à côté) comme
> professeur invité à l’Université Saint-Louis à Bruxelles et je viens de publier
> un essai. 
> Dans [ALORS QUOI DEMAIN ](http://alorsquoidemain.com)? je jette, sous forme de“
> randonnée socratique”, un regard préoccupé sur des thèmes d’actualité : santé,
> éducation, médias, travail, politique, environnement, réseaux sociaux, sexe et
> autres sujets contemporains qui nous concernent tous directement.”

Après une période mouvementée, un essai éclairant et enthousiaste, à découvrir sur
[alorsquoidemain.com](http://alorsquoidemain.com). 

_NB : Spécialiste de rien, curieux de tout, philocognitif…au cerveau fonctionnant
comme une machine à popcorn, auteur-curateur à la curiosité généreuse… _comment 
me décrire/faire ma bio et donner envie d’acheter mon livre… **lorsqu’on n’a qu’une
quatrième page de couverture pour convaincre ?** Jugez vous-même :

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2020/11/201001_AQD_Couverture4-
def.jpg?resize=194%2C300&ssl=1)

[**ALORS QUOI DEMAIN?**](http://alorsquoidemain.com/)** D’UN VIRUS A L’AUTRE, SANS
MASQUE** est un essai qui embarque le lecteur pour un voyage socratique (questionnant)
dans nos sociétés en pleine mutation et interrogation.

**Où va la démocratie ? **

**Quel est l’avenir de nos libertés fondamentales ?**

_“Invitation à se réveiller, à s’étonner et à s’engager dans les débats de notre
époque, _[_ALORS QUOI DEMAIN ?_](http://alorsquoidemain.com/)_ est une très riche
et stimulante lecture, bien illustrée, sous la plume de Serge Dielens, un esprit
libre”._ Editions Aptitudes, Bruxelles, octobre 2020 

>  “La peur est le plus contagieux des virus. L’engagement est le meilleur vaccin.
> La compréhension est le trait d’union entre les deux” – Serge DIELENS

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2021/02/200904_portrait_SD_1.
jpg?resize=300%2C300&ssl=1)

_Crédit portrait : [Béné Maindiaux Picture](http://www.benedictemaindiaux.com/)_

_“Tout à commencé par un article, publié sur LinkedIn, à la mi-mai 2020. Durant 
le confinement, j’ai observé/analysé/réfléchi… puis couché mes idées noires sur 
une feuille blanche. Et mi-octobre, le bouquin est sorti”, _explique l’auteur.

Avec son regard préoccupé jeté sur différents secteurs de notre vie quotidienne (
santé, médias, éducation, travail, mobilité, politique et même sexe), Serge Dielens
résume/synthétise/fait le point sur la situation dans laquelle nous nous trouvons
à la sortie de l’épisode COVID, pour lequel nous n’étions pas préparés …à être confinés,
coincés et inquiets pour notre avenir.

Pris au piège de volontés versatiles et de décisions parfois incohérentes de nos
gouvernants/élus, le citoyen post-COVID se sent moins déboussolé après avoir lu 
cet essai dense et passionnant “[**Alors quoi demain ? D’un virus à l’autre sans masque**](http://alorsquoidemain.com/)“.

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2020/10/201001_AQD_Couv1-
def-scaled-1.jpg?resize=300%2C221&ssl=1)

 

Fin observateur de nos mascarades contemporaines, l’auteur y rassemble et digère
pour nous des centaines de références (430 rien que pour les articles, sans compter
les livres!) en un bouquin bien illustré, agréable à lire et compréhensible par 
tout le monde. Même si cet ouvrage ne se lit pas comme un roman (lisez-le en tranches
ou relisez Marc Lévy ;-)), il propose une riche _balade socratique_, un _questionnement
itinérant_, pour une entrée enthousiasmante dans _le monde d’Après_.

 Une lecture qui mène (sans jamais l’imposer, c’est une de ses forces) vers une 
prise de conscience, voire un engagement, pour plus de liberté individuelle et collective.

Une liberté bien gérée (en _démocrature_) plutôt qu’une dictature ?

Car oui, de nombreux signes en attestent : nos libertés sont en train de disparaître
progressivement. Chaque jour un peu plus, sous le coup des fake news, des décisions
unilatérale de privation de liberté, des théories complotistes et autres séquelles
de notre _infodémie. _

_A_utant que via l’inconfort, voire la maladie mentale et/ou le chômage économique,
causés par des décisions politiques parfois incohérentes, souvent injustes. Le pire
est peut-être encore à venir #oupas… Tout dépend (aussi) de chacun de nous.

> “**Democracy is not a spectator sport.             **Restez forts et prenez soin
> les uns des autres. Construisez des communautés fortes!            La démocratie
> n’est pas un sport de spectateurs.” – Serge DIELENS

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2021/02/Alors-Quoi-
Demain-_.jpg?resize=289%2C300&ssl=1)

“_Engagez-vous, qu’ils disaient_” répète un personnage de la BD Astérix.

En randonnant le long des mascarades contemporaines épluchées dans l’ouvrage “[_Alors quoi demain_ ?](https://editions-aptitudes.com/)”(
allez-y chapitre par chapitre – il y en a 4 – pour être bien en rythme), vous serez
équipé pour nourrir le prochain débat sur des questions essentielles …que vous initierez/
animerez, en famille et/ou avec vos proches, collègues, parents, amis ou potes.

**De belles heures de discussions en perspective pour les prochaines soirées confinées
ou échanges d’apéro-vidéo!**

Dans son essai “[Alors quoi demain ?](https://editions-aptitudes.com/)” (qui n’est“
_ni un guide, ni un pamphlet ni un programme politique_“), l’auteur se montre pédagogue.
Ses quatre décennies d’expériences professionnelles (aux écarts assez étonnants)
lui autorisent un regard préoccupé mais frais sur ses contemporains. Le prof d’université
et de hautes écoles (et en secondaire) offre en fin d’ouvrage un **lexique très 
détaillé et imagé,** qui fera de vous un lecteur/lectrice plus savant.e (encore).
Mais attention, rien n’est joué ! Même si l’humour (le clown) tient une place importante
dans sa vision de notre futur, l’auteur _perspectiviste_ ne voit pas que du rose.
Dielens lance l’alerte, pour prôner ensuite une **saine vigilance**, une réhabilitation
des valeurs démocratiques, une place plus grande pour l’engagement, une revalorisation
à coup de milliards et non de millions pour l’Education (en général et éducation
aux médias en particulier) et pour la Santé. Il invite les politiques à mieux communiquer
et à mettre le focus sur les métiers les plus utiles pour garantir un avenir serein
pour notre _chaude_ planète…

Pour ne pas voir disparaître (à jamais ?) nos libertés individuelles et collectives.

Pour offrir plus d’oxygène à l’air que nous respirons.

**Son crédo ? #onestpretpourladictature …#sionnefaitrien !**

![](https://i0.wp.com/editions-aptitudes.com/wp-content/uploads/2021/02/Bonhomme-
nez-rouge.jpg?resize=135%2C300&ssl=1)

## **Particularités de cet essai :**

 * 100% artisanal
 * auto-édité : publié aux [éditions Aptitudes. ](https://editions-aptitudes.com/)
   Aptitudes est la société coopérative créée par Serge Dielens en 1990 et active
   dans la _Societal Marketing Communication_ jusqu’en 2023 (et elle a évolué en
   [EDGE COMMUNICATION et est active dans le domaine de l’optimisation de votre branding personnel et de votre e-réputation depuis).](http://edgecommunication.be)
 * 100% belge, donc “_local_” et _circuit court_
 * garanti sans chauve-souris, sans fake news, sans biais politique
 * aucun enfant en bas âge n’a travaillé à la fabrication de ce livre
 * et ce bouquin n’est PAS DISPONIBLE sur [Amazon](https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1pTtfgehI_UKvWFpeYY949NnYnBKQKHmw&fbclid=IwAR2PwsWC8MboK1ktby1Sk8bb0N3IrQJAgYSJhTMcFi0tGzgjVnPO-KfxafM&ll=50.68562518341588%2C4.07208999999999&z=10)
 * mais bien [dans quelques librairies recommandables (6 seulement)](https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1pTtfgehI_UKvWFpeYY949NnYnBKQKHmw&fbclid=IwAR2PwsWC8MboK1ktby1Sk8bb0N3IrQJAgYSJhTMcFi0tGzgjVnPO-KfxafM&ll=50.68562518341588%2C4.07208999999999&z=10)
 * ainsi que dans la _e-boutique_ sur [alorsquoidemain.com](http://alorsquoidemain.com/)!

**Ce qu’on en dit et ce qu’en dit la Presse (en **[**résumé**](http://www.vivreici.be/article/detail_dans-alors-quoi-demain-serge-dielens-questionne-notre-societe?id=464374)**)?
Voir en fin de cet article.**

**PRATIQUE : Se procurer pour 14,90 € (livre) ou 7 € (version numérique) ce cadeau
intelligent est la priorité des 36 secondes qui suivent la lecture de cet article
=> **[**alorsquoidemain.com**](http://alorsquoidemain.com/)

 

###  

### **CE QUE LES LECTEURS DISENT de l’essai _ALORS QUOI DEMAIN ?_**

 * “_Si vous voulez glisser une réflexion intelligente, locale et durable, sous 
   le sapin, vous avez trouvé votre cadeau._” – Béa ERCOLINI
 * “_Un titre ambitieux ! Alors quoi demain ? Bigre ! … Ceci dit, le titre tient
   ses promesses_.” – Armand IMBERT
 * “_Un voyage dans nos sociétés en pleine mutation et interrogation._ ” – Mark 
   RAISON
 * «_ Impressionnant recueil d’infos des plus intéressantes, dans une présentation
   attrayante, très originale._” – Jacques VAN RILLAER
 * “_Le bouquin qui tombe à (et fait le) point_” – PUB Magazine (Belgique)
 * “_Passionnant, dense, nourri, plein de pistes inconnues ou d’angles d’approches
   originaux. Bravo !_” – France SOUBEYRAN
 * “_Ni guide, ni pamphlet, ni programme politique : avec son nouveau livre, Serge
   Dielens questionne notre société. L’auteur belge offre une réflexion sur le monde
   d’aujourd’hui et de demain, à l’aune de l’actualité récente._” – Vivreici.be
 * “_Un vrai feu d’artifice d’images et de réflexions, le tout bien référencé._”–
   Jacques VAN RILLAER
 * “_Très riche et stimulante lecture, bien illustrée, par Serge Dielens, un esprit
   libre._” – Mark RAISON
 * _“Je vous conseille vivement de commander (à prix démocratique, 7 ou 14,9 €) 
   le nouveau livre de Serge Dielens. “Alors quoi demain ?”. C’est vraiment d’actualité
   et interpellant.”_ – Monique GILSON
 * “_ Serge Dielens est un homme curieux, un polémiste calme, mais un féroce agitateur
   d’idées_… _Il se présente avec un nez rouge : « Je suis un sociologue de métro,
   un clown philosophe_” – Anouk VAN GESTEL
 * “_C’est plaisant, écrit allègrement et émaillé de citations toniques. Parfois
   un peu foisonnant mais chacun peut y trouver son bonheur.”_ – Armand IMBERT
 * “_Il se pose, tout comme nous, d’innombrables questions sur ce monde de demain.
   Celui de l’après-Covid. Celui qui représente à la fois des angoisses et des espoirs(
   en deux mots)._” – Anouk VAN GESTEL
 * “_De quoi occuper intelligemment et agréablement bien des soirées en confinement.
   Grand bravo à l’auteur_” – Jacques VAN RILLAER
 * “_Une invitation à se réveiller, de s’étonner et à s’engager dans les débats 
   de notre époque._” – Mark RAISON
 * “_Ecrit à compte d’auteur, il a pris le risque de proposer des réponses sérieuses
   avec humour. Un essai qui nous invite à réfléchir, à débattre, et à faire son
   choix : « entre le bruit des bottes et le silence des pantoufles ». Alors, plutôt
   que d’attendre de retrouver le monde d’avant, lisez ce livre et participez au
   monde dans lequel vous souhaitez vivre. Pas demain, aujourd’hui !_” – Anouk VAN
   GESTEL
 * “_SUPERBE « curation » (sélection) d’informations et d’articles interpellants
   sur nos actions ou sur notre passivité sociétale…__Rien que la partie « lexique»
   de l’ouvrage vaut le détour pour comprendre le langage de ce monde muable dans
   lequel nous sommes plongés, décidés à en suivre le courant…ou pas…vive la liberté!!!_”–
   Eric MARYNS
 * “_La mise en page, originale, avec beaucoup de renvois illustrés, rend la lecture
   agréable. __Bref, une promenade agréable._ _De toute façon, on ne s’ennuie pas
   à lire Dielens._” – Armand IMBERT

**#donneespersonnelles** **#rgpd** **#onestpretpourladictature** **#privacy** **#
surveillance** **#securite”**

**Le prix de ce livre : 7 € (e-book) ou 14,9 € (print)**

 

** **

L’article [Dans son livre “Alors quoi demain?” (2020)​, Serge Dielens questionne notre société](https://editions-aptitudes.com/dans-alors-quoi-demain-dielens-questionne-notre-societe/)
est apparu en premier sur [Editions-Aptitudes](https://editions-aptitudes.com).
