166 pages
Disponible en version papier ou numérique (pdf/epub)
L’intelligence artificielle ne menace pas notre existence.
Elle menace quelque chose de plus subtil : notre habitude de penser par nous-mêmes, de choisir ce qui compte, de résister à ce qui nous dépasse. Ce livre n’est ni un manuel de survie numérique ni un plaidoyer nostalgique. C’est une invitation à regarder lucidement ce que nous sommes en train de céder, et à décider, consciemment, ce que nous voulons garder.
En trois actes et douze chapitres, Serge Dielens traverse la dépossession identitaire, la délégation du travail, la capture politique, le corps algorithmisé et les voies concrètes d’une reconquête. Sans catastrophisme. Avec cette gravité tranquille qui est sa marque.
« La machine donne la puissance. La maturité donne le cap. Et le cap, ça ne se délègue pas.”
Serge Dielens a fait carrière à vendre l’avenir numérique avant d’apprendre à s’en méfier. Journaliste avant l’e-mail, pionnier du native advertising en Belgique, enseignant aujourd’hui face à des étudiants qui n’ont jamais connu un monde sans IA : il a traversé chaque révolution technologique en praticien, jamais en spectateur.
Belge ni tout à fait flamand ni tout à fait wallon, il appelle cela être un bâtard culturel, et en a fait une méthode de pensée : ne jamais croire un camp sur parole, pas même celui de la technologie.
C’était mieux demain est le livre que ses quarante ans dedans-dehors du numérique l’autorisaient enfin à écrire.
Et si c’était nous qui devenions un peu trop machinaux ?
« C’est dans le manque et l’attente que naissent le désir et l’imagination la plus riche. » — Camille Charvet, Les Assoiffés (cité dans l’essai)
On a tendance à croire que la révolution de l’intelligence artificielle sera technologique. Que le danger viendra de machines trop puissantes, trop rapides, trop intelligentes.
Je pense que nous nous trompons de combat.
Le vrai glissement est déjà là. Il est silencieux. Il ne fait pas de bruit. Il consiste en ce que nous cessons progressivement de faire lorsque les machines commencent à le faire à notre place. Et surtout : que voulons-nous encore préserver avant que cette délégation ne devienne irréversible ?
C’est la question centrale de mon nouvel essai, « C’était mieux demain », disponible dès maintenant.
Dans ce livre, je ne suis ni technophobe ni technophile. Je suis simplement quelqu’un qui regarde ses étudiants, ses collègues, et parfois son propre reflet, et qui constate un phénomène troublant : nous sommes plus connectés que jamais à des réseaux d’information, et de plus en plus destitués de notre rapport à l’effort intellectuel.
Trois scènes illustrent ce basculement que j’ai observé ces quarante dernières années :
1️⃣ L’étudiant qui cherche la prise électrique avant la meilleure place en salle de cours. L’infrastructure technique a supplanté l’infrastructure pédagogique. Personne n’a vraiment alarmé. On s’y est habitués.
2️⃣ La femme dans le train, apprenant l’espagnol sur Duolingo. Tout est fluide, ludique, gratifiant. Mais comme tout pédagogue sait : l’ancrage mémoriel exige de la friction. Duolingo ne transmet pas une langue. Il produit la sensation gratifiante d’apprendre une langue. Ce sont deux choses très différentes.
3️⃣ Le collaborateur qui me remet un rapport stratégique « irréprochable ». Trop bien écrit pour lui ressembler. Quand je l’interroge sur une nuance, il me dit : « Je vais vérifier. » Il ne sait pas ce qu’il a écrit. Le rapport existe, mais rien ne s’est passé dans sa tête. L’esprit de la machine a soufflé.
« Nous ne craignons plus de manquer d’informations. Nous craignons de manquer de batterie. »
Ce livre n’est pas un manuel technique pour devenir un expert du prompt engineering. Il n’est pas non plus un pamphlet nostalgique sur le temps béni d’avant les écrans.
C’est un diagnostic clinique.
Il explore comment notre attention est devenue une matière première à optimiser, comment nos doubles numériques nous précèdent dans les décisions qui nous concernent, et comment la « friction productive », cette résistance nécessaire à la pensée, est en train de disparaître au profit d’une efficacité aveugle.
Qu’est-ce qu’il restera de vous si vous déléguiez votre capacité à penser, à juger, à décider ?
La machine donne la puissance. La maturité donne le cap. Et le cap, ça ne se délègue pas. Même quand les conditions pour l’atteindre ne sont pas encore réunies.
Si vous voulez comprendre ce qui se joue réellement sous la surface de vos écrans, si vous voulez éviter de « bronzer idiot » dans un monde où le réel est fabriqué par des algorithmes, ce livre est pour vous.
Il propose une carte pour traverser le présent avec lucidité. Pour reprendre prise. Pour rester humain.
📚 « C’était mieux demain » est disponible dès le 15/08/2026. Ne laissez pas l’algorithme décider de la direction de votre vie.
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Découvrez un extrait du livre !
"C'était mieux demain"
Présentation de l'auteur

Serge Dielens
6 ans après "alorsquoidemain", voici enfin "c'était mieux demain". Le dernier essai en date de Serge Dielens.
Serge a fait carrière à vendre l'avenir numérique avant d'apprendre à s'en méfier.
Journaliste avant l'e-mail, pionnier du "native advertising" en Belgique,
enseignant aujourd'hui face à des étudiant.e.s qui n'ont jamais connu un monde sans IA:
il a traversé chaque révolution technologique en praticien, jamais en spectateur.
"C'était mieux demain" est le livre que ses quarante ans dedans-dehors du numérique l'autorisaient enfin à écrire !
Sortie le 15/08/2026




